Tome 2 : Chapitre 4 : Rassemblement


Ikki

Cela faisait déjà cinq jours que nous étions dans la base Dankradaise. Je ne parvenais toujours pas à me voir comme le souverain de tous ces gens malgré leur perpétuelle marque de respect. Où que j'ailles chacun allait de sa petite révérence accompagnée d'un " votre altesse " qui commençait sérieusement à me taper sur les nerfs.

Shun était encore traumatisé par les événements, sa sensibilité à fleur de peau faisait qu'il avait du mal à gérer la situation. J'avais eu, au final peu de temps à lui accorder. Dès le lendemain de notre arrivée Natéssia me présenta les membres du conseil général du " royaume " ainsi qu les principaux dirigeants de notre armée. Je fus mis au courant de toutes les affaires du gouvernement, de la situation sur Sand et des tentatives, pour l'heure infructueuse, de mon peuple pour retrouver le vaisseau qui nous avait conduit ici et sans lequel nous ne pouvions repartir.

L'idée de retourner sur Sand ne m'enchantait guère. Je me sentais beaucoup trop humain pour vouloir quitter la terre qui m'avait vue naître, pour la seconde fois il était vrai. Je ne voyais d'ailleurs pas pourquoi je devais me battre et réclamer un royaume dont tout m'était étranger. Bien des fois, j'avais la tentation de tout laisser tomber et de retourner couler des jours heureux au Japon. Dire que j'avais pris la chevalerie pour une torture, ce n'était rien comparée aux responsabilités s'entassant à grande vitesse sur mes épaules. J'étais complètement dérouté, la perspective de diriger une nation toute entière était trop lourde à porter.

La veille, Hyoga était arrivé escorté par Priska. Je l'accueillis avec joie mais lui ne comprenait rien à ce qui se passait. J'avais peine pour lui. Le choc de la nouvelle m'étant toujours présente à l'esprit je savais par quoi il devait passer. J'avais demander à le guider moi-même jusqu'au bureau de Natessia, je savais qu'il aurait besoin d'une présence amie pour affronter le choc. Je n'avais pas tord. Ces retrouvailles prenait pour lui une tout autre tournure. Il renouait avec un passé inconnu et il retrouvait une mère qu'il avait crue morte depuis plus de dix ans.

Lorsqu'elle se découvrit à lui je sentis une tension suturer l'air. Je décidais de les laisser seul, ces deux là avaient besoin d'intimité.

Je me posais d'ailleurs une question en voyant les retrouvailles du fils et de la mère. Pourquoi Hyoga n'avait-il pas été croisé avec l'embryon d'une humaine inconnue comme nous autres. Pourquoi Natessia avait-elle choisi de le mettre elle même au monde ? Etait-il aussi son fils sur Sand ? Je constatais que bon nombre des questions qui m'avaient poussé à entreprendre mon enquête au début n'étaient toujours pas résolues. Certes j'avais maintenant connaissance du nom de ma mère Dankradienne, Alsibiée que tous disaient immensément belle, ce dont je doutais. Sans vouloir être mauvaise langue les corps originaux des dankradais étaient franchement vilains. C'était d'ailleurs une des raisons pour les quelles je ne souhaitais pas trop retourner sur Sand. C'était que je m'étais attaché à ce corps humain.

Le soir, après une journée entière à vouloir mettre fin à ma vie tant les comptes rendus du conseil m'avaient soûlé, je retrouvais Shun, Hyoga et Seiya fraîchement arrivé et informé selon le classique rituel. C'était Shun qui avait été l'accueillir et le conduire jusqu'à Natessia.

Nous étions seuls dans une des salles qui nous étaient réservés à Shun et moi. Nos amis n'étaient pas au mieux de leur forme. Faut dire que le moment restait indigeste. Après un long et pesant silence Seiya pris la parole et dérida l'ambiance.

_ " Alors c'est vous les boss maintenant ? Pourquoi c'est jamais moi qui ait le beau rôle.
_ Je ne crois pas que ma place soit enviable. Je viens de passer une journée abominable. Huit heures assis sur une chaise à écouter des bureaucrates édentés et baveux. J'en peux plus.
_ Te plains pas de simple chevalier orphelin te voilà catapulté roi. Pas mal comme promotion. Au fait faut t'appeler comment maintenant ? Votre altesse, votre grandeur ? Sa seigneurie ?
_ Ta gueule couillon ! Je donnerai n'importe quoi pour retourner au statu de simple chevalier.
_ Soit dit en passant, étant donné nos fraîches découvertes qu'est-ce qu'il advient de notre engagement envers Saori ?
_ Hyoga a raison. Maintenant qu'on a une nouvelle peau je nous vois mal continuer à lui obéir. Surtout vous deux les supers princes.
_ Je ne sais pas quoi en penser. Avec tous ces problèmes la chevalerie n'est plus vraiment une priorité.
_ Ne m'en veuillez pas les gars mais, je ne peux m'empêcher de penser que leur problème ne nous regarde pas. Je ne sais même pas comment c'est, moi, Sand, je ne les connais pas tous ces gens. Pourquoi est-ce que j'irai me battre pour une planète qui se trouve de l'autre côté de l'univers ?
_ Tu n'as pas vraiment tord Seiya, c'est aussi ce que j'éprouve bien que je sois leur soit disant souverain. J'ai l'impression d'avoir été piégé.
_ Niisan ?
_ Hmmm ?
_ A quelle heure devait arriver Shiryu ?
_ Huit heure ! Il ne devrait pas tarder, Priska est allée sa rencontre. "

Juste au moment d'achever ma phrase on cogna à l'entrée.

_ " Entrez ! "

Pélagie, la seconde de Natessia, maintenant sous mes ordres, entra dans la pièce. Après une révérence impeccable, elle apporta un petit boîtier près de moi.

_ " Pardonnez moi votre altesse (à ces mots Seiya pouffa de rire) de troubler votre repos.
_ Ce n'est rien, asseyez vous Pélagie. Qu'y a-t-il ?
_ Une communication de Priska. Je vous mets en liaison. "

Elle activa le boîtier et une image holographique s'en extirpa.

_ " Votre altesse !
_ Priska appelez moi par mon prénom s'il vous plaît.
_ Oui, pardonnez moi. Merneferr nous…
_ Non je veux dire mon prénom humain.
_ Excusez moi Ikki ! Je suis à la gare de Kévoc, nous avons un problème.
_ Lequel ?
_ Matthaeus ne s'est pas montré !
_ Shiryu ? Comment est-ce possible ?
_ J'ai peur qu'il ne se soit fait prendre. Les wagons étaient remplis d'enveloppes. Nous avons du nous cacher.
_ Et son escorte ?
_ Aucune nouvelle d'Orthil.
_ Merde ! ……. Nous devons retrouver Shiryu. Je pars immédiatement à sa recherche.
_ Permettez moi de m'opposer à votre décision mon roi.
_ Priska….
_ Merneferr… Ikki, Ne vous exposez pas inutilement, c'est certainement ce qu'attendent les enveloppes. Par ailleurs nous ne sommes pas sûrs qu'il soit véritablement entre leur main. Nous n'avons pas reçus le signal de décès d'Orthil, peut-être ont-ils pu s'échapper ? Attendons un peu mon roi.
_ Priska dit juste mon roi. Laissons leur encore deux heures pour se manifester. Vous ne savez même pas où ils peuvent être. Ce ne serait pas sage de partir sans avoir au moins fait quelques recherches.
_ Bien Pélagie, bien……. Priska, disperses des hommes dans tout Kévoc. Il faut les retrouver avant qu'il ne soit trop tard. Avertis moi à la moindre nouvelle.
_ entendu ! "

J'étais frustré. A peine cinq jours de règne et je perdais peut-être déjà l'un de mes meilleurs amis. Cette guerre me semblait déjà injuste et cruelle. La salle était tombé dans le silence. L'angoisse se lisait sur tous nos visages. Je me levais et m'approchais de Shun pour le prendre dans mes bras pour lui redonner courage et puiser un peu de réconfort. Ces deux heures promettaient d'être longues.

Peu après, Natessia fit son apparition suivie d'Esaü le vice consul. Esaü était une force de la nature si l'on puit dire. Grand, frôlant les deux mètres, il était d'une ossature solide. Les cheveux épais et fournis, bien que grisonnants sur les tempes, se dressaient fièrement en une brosse pompée sur le style désirless. Ses yeux bleus globuleux ployaient sous des sourcils touffus. Ses joues creuses donnaient une intense gravité au reste du visage ni beau, ni laid. Sa posture droite, buste bombé, en faisait un personnage imposant. Il transpirait l'ambition. Je ne l'aimait pas.

Natessia, dans une longue tunique bleue qui mettait en valeur son corps de danseuse, s'approcha de nous.

_ " Nous savons pour Matthaeus.
_ Shiryu " rectifiais-je d'un ton plus sec que voulu.
_ " Oui Shiryu. Esaü avait prit la parole. Soyez assuré mon roi que nous ferrons tous notre possible pour le retrouver et le ramener ici. Ce malheureux incident aura une bonne fin.
_ Incident ? C'est plus qu'un incident Esaü. C'est de Shiryu que nous parlons, non pas d'un futile bibelot.
_ Pardonnez moi prince Merenptha, je me suis mal exprimé mais soyez assuré que sa disparition devient notre sujet de préoccupation prioritaire.
_ C'est bon Esaü ! Et mon nom c'est Shun, ne l'oubliez pas. "

Esaü opina de mauvaise grâce. Je notais dans un coin de ma tête de le surveiller de près, il n'inspirait aucune confiance.

Une heure après mon entretient avec Priska, une nouvelle communication fut établie de sa part.

_ " Quelles sont les nouvelles Priska ?
_ Bonnes ! Nous avons retrouvé Matthaeus et Orthil ! "

Toute la pression accumulé en une heure s'échappa soudain. Je me permis de souffler. Le sourire me revint.

_ " Bien, rentrez à la base.
_ Impossible mon roi. Il y un fait inattendu !
_ Lequel ?
_ Je dois vous annoncer la présence d'Athéna.
_ Quoi ?? Mais que fait-elle là ? "

Je n'y comprenais rien. Qu'est-ce que Saori faisait ici, ne devait-elle pas se trouver en Grèce ? Les choses se compliquaient royalement. Aucun non dankradais ne pouvait mettre le pied dans notre dôme secret, même pas la déesse que j'avais respectée tant de temps. Les membres du conseil étaient absolument formels là-dessus et même si je désapprouvais leur entêtement, il s'agissait tout de même de Saori on pouvait lui faire entière confiance, je me devais de suivre cette règle d'or.

Après une courte discussion il fut convenu que nous rejoindrons Priska, Shiryu et Saori dans l'une de nos planques hors de la ville de glace.


Orthil

Ben diou, on avait vraiment eut chaud. Pauvre Matthaeus, il avait eut sa dose de sensations fortes pour au moins un mois. Et dire qu'il n'était pas au bout de ses surprises.

Nous étions dans un petit chalet à quelques kilomètres du dôme principal. Des sentinelles surveillaient les alentours sur plus de deux cents mètres à la ronde. J'étais assis sur une chaise en attendant l'arriver du roi et de son escorte. Priska s'entretenait en privé avec Matthaeus. Les événements nous forçaient à l'informer de l'histoire de notre peuple et de sa véritable identité d'une manière quelque peu abrupte. Nous ne pouvions attendre de retourner au dôme car dès l'arriver du roi, il faudrait parler d'autre chose. Elle s'entretenait avec lui par la pensée de sorte à ce que la Athéna n'entende rien.

Je ne m'expliquais pas la présence de cette femme dans l'usine ou nous avions lui et moi abouti. Mes questions restaient en suspends et je devais attendre que tout le monde soit rassemblé pour y trouver des réponses.

Le roi, le prince et les généraux accompagnés de Natessia finirent par arriver deux heures plus tard. Dès leur entrée il accoururent au près de Shiryu oublieux de la présence de leur déesse. Saori était debout, bras croisés à les regarder fêter leur retrouvaille. Elle avait une attitude indubitablement digne. C'était une belle femme quoi que trop sophistiquée à mon goût.

Les cinq hommes tinrent un mini conciliabule d'un quart d'heure à l'écart de tout le monde. Ils allèrent ensuite saluer Athéna. Le roi et sa cour s'assirent ensuite et Natessia m'ordonna de faire un rapport détaillé sur ce qui nous était arrivé.

Je me levais, baissais la tête devant mon roi en une rapide révérence et entamais mon récit.

" Après avoir mené Matthaeus dans la pièce secrète du train nous y avions passé le reste du trajet. Les choses se compliquèrent lorsque le train arriva à quai. Je ressentais partout la présence d'enveloppes. Ils barraient absolument toutes les issus, ils nous était impossible d'ouvrir la porte derrière laquelle nous étions en sécurité.

Quand tous les voyageurs humains furent descendus il ne restait plus qu'eux et nous. Je sentis peu après une forte puissance psychologique se répandre dans le train. Un maître télépathe venait d'y monter. Sa force était plus puissante que tout ce à quoi j'avais été confronté.

Peu habitué à ce genre d'attaque, Matthaeus s'était effondré et je le sentais qui commençait à se disperser. S'il ne se reprenait pas dans les plus bref délais, l'esprit rongeur finirait par nous mettre la main dessus. Ler combat psychique que je dus mené revenait à affronter un titan. Cet être ne pouvait qu'être l'un des membres de la milice d'élite de Marwynn. Je projetais un champ de protection psychique et aidait mon compagnon à se solidifier mentalement. Matthaeus ne parvenait seul résister à l'appel pernicieux de notre ennemi. Je pris donc en charge notre barrière mentale pendant que je lui demandais d'assurer notre fuite.

Il m'avait expliquer comment il était parvenu dans les toilette à échapper aux gardes enveloppes. Je lui demandais s'il lui était possible en se liquéfiant d'en faire de même pour mon corps. C'était, selon lui, techniquement possible mais il ne s'était jamais risqué à une telle entreprise. Nous n'avions de toute manière pas le choix. Optant pour cette solution je le soutenais mentalement pendant qu'il nous transformait en eau. Nous sortîmes du wagon par les conduits d'aération.

Matthaeus s'épuisait vite. Je supposait que ma charge corporelle en plus de la sienne était la raison de la baisse de ses forces. A peine dehors il m'annonça qu'il ne pourrait nous maintenir plus longtemps dans cet état. Je le suppliais de faire un effort. Nous n'étions toujours pas à l'abri. Certes il nous avait sorti du train mais nous étions encore sur le quai au beau milieu de ses saletés d'enveloppes. Je visualisais un recoins caché de la gare et lui demandais de nous y conduire. Il déplaça notre flaque en cette direction de plus en plus lentement. Le charme qu'il entretenait commençait à s'estomper. Je sentait mes membres reprendre de plus en plus forme. On redevint de chair et d'os beaucoup trop tôt.

Nous étions debout au centre du quai entourés d'enveloppes qui n'avaient pas tardés nous repérer. Matthaeus appela aussitôt son armure et se mit en garde. Pour ma part j'entamais une formule de disparition, je devais tenter de nous rendre invisible à nos yeux. Alors que je levais les mains la force psychique ressentie plus tôt me frappa de plein fouet. Je sentis des griffes acérées s'accrocher à moi et me déchire de l'intérieur. Je tentais de lutter mais la volonté ennemi était beaucoup trop forte. Je m'effondrais plaqué au sol. Je vis mon acolyte riposter aux attaques de nos agresseurs par ses techniques de combats de chevaliers. Bon nombre des enveloppes voltigèrent dans toute la gare. Jusqu'à ce que le mage en question nous fasse face.

Je ne pourrai décrire son visage, il portait une ample toge dont la capuche couvrait l'intégralité de son visage. L'homme ou la femme n'était pas très grand et d'apparence assez frêle. Je le vis lever une fine main blanche de sous un pli de la robe et abattre un rayon sur Matthaeus. Il fut frappé en plein front. Les yeux exorbités et criant de douleur, il tomba à genoux. Je comprenait que le maître en question attaquait directement son esprit. Je lançais le reste de mes forces en sa direction pour l'aider à soutenir l'attaque. C'est alors que je ressentis une chose étrange. Le maître ne cherchait ni à le tuer ni à altérer ses capacités mentales. Il l'avait simplement paralysé psychiquement. J'avais l'impression qu'il le voulait en parfait état.

Nous fûmes attachés et les yeux bandés, transportés dans ce qui semblait être un entrepôt que je devinais peu éloigné de la gare. Dès notre arrivée ils nous avaient séparés. Un champ de force encerclait le lieu, il m'était impossible de faire usage de mes dons. Je ne savais pas ce qu'il était advenu de Matthaeus mais il me fallait agire pour tenter de le retrouver et fuir. Difficilement je me dégageais de mes liens. La pièce où je me trouvais était close par une lourde porte blindée fermée à double tour. J'essayais en vain de crocheter la serrure et dus me résigner à attendre que l'on vienne me rendre visite, ce qui ne tarda pas.

Des pas se firent entendre au loin. De plus en plus rapprochant, je supposais que j'allais avoir de la visite. Je remis artificiellement mes liens et m'accroupis dans un coin de la pièce. Deux enveloppes entrèrent, munis d'armes à projectiles. Faisant mine de m'être évanoui, je les laissais approcher et le bondissais dessus dès qu'ils furent assez proches. J'entamais avec ces deux bulldogs une lutte pour ma survie. L'un d'eux parvint à s'extraire de mon étreinte. Il chargea son arme et la braqua contre nous. J'entendis un détonation mais ne fus pas touché, l'autre enveloppe m'avait servi de bouclier. Je profitais que le survivant charge à nouveau son arme pour lui projeter le mort à la figure. Il fut déstabilisé un court instant mais cela me suffit à l'assommer d'un coup de gourdin. Emportant leurs armes je me faufilais hors de la pièce. Le champ magnétique était dans les couloirs désactivé. Je savais que lancer mes pouvoirs psychiques avertirait certainement le maître mage de ma présence mais il me fallait repérer Matthaeus.

Je prenais alors le risque et découvrit sa présence dans une pièce fort éloignée. Il semblait inconscient mais son emprunte mentale n'était pas altérée. Je percevait la présence d'une bonne vingtaine d'enveloppes autour de lui. Alors que je m'approchais des bruits d'explosions éclatèrent de toutes parts. Une forte agitation gagna les lieux. Des cris fusèrent, il y avait une odeur de combat. J'espérais, à juste titre, que les nôtres étaient parvenus à nous retrouver.

Quand je déboulais dans la pièce où se trouvait Matthaeus, je fus agressé par deux sentinelles enveloppes. Je luttais âprement contre eux. Partout autour le combat faisait rage. Je distinguais dans la foule Priska et tentais de la rejoindre. Ensemble nous luttâmes jusqu'à la mort du dernier garde enveloppe. Matthaeus était attaché sur une table, je défis ses liens et ordonnais à quelques soldats de fouiller les lieux. Je doutais que le maître mage soit encore présent mais nous ne perdions rien à chercher.

L'un de nos soldat découvrit dans une pièce adjacente un alternateur mentale. Avaient-ils eut l'intention de l'utiliser sur Matthaeus ? C'était fort probable. Alors que j'aidais Matthaeus à se relever j'entendis des voix parler violemment, dont celle d'une femme.

_ " Lâcher moi vous dis-je " disait-elle.

Trois soldats apparurent escortant une femme que le chevalier reconnu immédiatement être Athéna. "

Je terminais ainsi mon récit. L'assistance resta un moment silencieuse puis Natessia se leva et fit face à la déesse.

_ " Que faisiez vous dans cet entrepôt ?
_ La même chose que vous il me semble. Je venais sauver mon chevalier.
_ Seule ?
_ En l'absence de tous mes chevaliers je ne voyais pas qui pouvait m'aider.
_ Me sauver ? Comment as-tu su que j'avais des ennuis et surtout comment m'as tu retrouvé ?
_ j'ai reçu un appel d'un de mes agents m'informant que tu avais quitté la Chine et que le train que tu devais prendre était piégé. J'ai essayé de joindre les autres chevaliers mais aucun n'était joignable. Vous aviez tous disparut. Comme j'avais peur qu'il ne t'arrive malheur j'ai du partir seule. Tatsumi estimait que c'était une mauvaise idée mais je suis une déesse, j'étais intimement persuadée que j'étais en mesure de lutter contre ces gens. J'ai suivi le train puis les soldats quand ils vous ont attrapés. Je venais à peine de réussir à pénétrer dans l'entrepôt quand vos sbires m'ont mis la main dessus. "

Cela était tout à fait plausible mais je ne croyais pas un traître mot de son babillage. Mon roi, cependant, semblait convaincu par ses explications. Il décida de faire loger la déesse dans ce chalet en compagnie de Priska pendant que nous tous repartions au dôme. Je trouvais cela un peu léger, il aurait fallut procéder à un véritable interrogatoire, mais telle était sa volonté, je ne pouvais aller contre.

Chapitre précédent - Retour au sommaire

www.saintseiya.com
Cette fiction est copyright Eberena Annie-Naïla.
Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.