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Ikki Shun s'était endormi vers deux heure du matin. Moi, je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Je m'étais allongé à ses côtés et admirais son joli visage de porcelaine. Ce que nous avions appris cette nuit était à la fois insignifiant et déroutant. Je veux dire que finalement nous ne savions pas beaucoup plus sur nous même. D'accord nous savions maintenant que la fondation nous manipulait mais ce n'était au fond pas une surprise. C'est vrai que de savoir que nos vie était en tout point programmées était frustrant et révoltant mais pas surprenant. La situation me paraissait simple finalement. Pour moi, il était évident que la fondation Kido était responsable de la disparition de ma mère et de celle de tous les autres chevaliers, puisqu'elle semblait avoir commandité celle de nos proches comme Esméralda, Déidalos, Natessia la mère de Hyoga. Tiens en parlant de Hyoga, il y avait quelque chose de surprenant dans son dossier. Il semblait avoir été suivi avec encore plus de rigueur que nous autres. Il était le seul dont le dossier comportait des renseignements sur sa vie avant d'arriver à l'orphelinat. Seule sa mère était connue tandis que pour nous mis à part notre date de naissance aucune information personnelle n'y était consignée. Il était surprenant qu'ils sachent notre date et heure de naissance mais pas le lieu ni l'identité de notre mère. Tout cela me semblait louche. J'avais la sensation que nous n'avions même pas vue le haut de l'iceberg. Puis, il y avait ces cinq dossiers vides que nous avions trouvées dans les derniers casiers, associés aux nôtres. A première vue, ils semblaient n'avoir aucune réelle importance puisque vides. Si cela n'avait tenu qu'a moi, ils auraient atterri à la poubelle mais, Shun semblait intrigué par les numéros qu'il y avait sur la couverture de chacun d'eux. Je pensais qu'il s'agissait là d'un simple numéro de classement mais il s'entêtait à vouloir croire le contraire. Je n'arrivais pas à trouver le sommeil. Tant de questions occupaient mon esprit, que j'en devenais fou. J'avais tellement besoin de savoir d'où je venais, qui j'étais vraiment et par dessus tout, je voulais avoir la certitude que Shun était bien mon petit frère. Toutes ces années, je les avais passé à le considérer comme tel, à l'aimer plus que tout au monde mais, subsistait un doute. Je ne me souvenais ni de notre mère ni de sa naissance. Je m'étais réveillé un jour en pleine rue, au milieu des bombardements avec lui dans mes bras, persuadé qu'il était mon frère. Avant cela, ce n'est qu'un grand trou noir. J'ai toujours eu peur d'apprendre un jour que nous n'avions aucune parenté, cela me tuerait, j'en suis certain. Ces derniers temps, mes doutes avaient diminués vue les mutations que lui et moi semblions être les seuls à subir. Je me disais que si cela nous arrivait à tous les deux c'est que nous étions bien sorti du même moule. L'avenir me le prouverait peut-être. Après quelques heures de réflexions sur ce qui s'était passé et sur les interprétations possibles des dossiers que nous avions pris, je décidais de me coucher. Le lit de mon frère était encombré de toute notre paperasserie alors, avant de m'y glisser à mon tour je voulus tous les rassembler et les poser sur le bureau à côté. D'un grand mouvement de la main, j'en fis un grand tas et m'apprêtais à les expédier ailleurs quand, au contacte de l'un d'entre eux, une vision me fit si mal à la tête que je pus me retenir de crier, portant mes mains au niveau de tempes. _ " Niisan ! Qu'as tu ? " Shun s'était immédiatement réveillé et m'observait avec angoisse. La douleur dura encore quelque temps même après la fin de ma vision pis s'en alla aussi subitement. Il me fallut quelques temps pour digérer tout ça. C'était la première fois que je vivais un telle chose, j'étais tout groggy. Quand j'eus retrouvé la totalité de mes esprits, je pus enfin répondre à mon frère et calmer son inquiétude. _ " Ca va Shun, calmes toi. J'ai, je crois que je suis en train de développer un nouveau pouvoir. Quand j'ai touché les papiers tout à l'heure, j'ai reçu une vision. " _ " Une vision ? Comment ça ? " _ " Je ne sais pas comment te l'expliquer mais, ce que j'ais vu c'est passé j'en suis certain et cela a un rapport avec le document que j'ai touché. " _ " Qu'as tu vu ? " _ " Je ne sais pas trop, j'ai été surpris…. " _ " Peut-être que si tu le retouchais, tu l'aurais à nouveau ! Le quel était-ce ? " _ " Je ne sais pas Shun, je n'ais pas fait attention. " Shun pris alors le tas de papier et me les passa un a un afin que je les touche mais, nous eûmes beau tous les tester, la vision de revint pas. _ " Bon, peut-être peux-tu essayer de te rappeler la vision ? " J'acquiesçais et me concentrais aussitôt. Les images mirent un instant avant de refaire surface. Ce n'était rien de très parlant. Je voyais une fiche de suivi médicale puis, une main de femme la prenait pour y inscrire un numéro. Il y eut un vide puis une ombre se découpa dans l'obscurité. Je ne pouvais voir son visage mais elle me sembla porter une blouse comme celle des malades dans les hôpitaux. Là s'acheva mon flash. Shun me surina un long moment pour que je lui dise le numéro en question mais j'en avais franchement aucune idée. SHUN Il m'avait été difficile de trouver le sommeil après la vision de niisan, c'est pourquoi, je me levais tôt le lendemain. J'avais passé la nuit entière à réfléchir sur la signification de cette vision. Mes conclusions étaient peu nombreuse. Tout semblait tourné autour d'un problème médicale. Les dossiers nous concernant relevaient tout ne notre état de santé depuis notre arrivée à l'orphelinat et niisan avait vu une fiche de suivi médicale. Là était le point de départ de notre problème. Quant au numéro là nous étions bien embêtés, comment savoir ce que c'était ? Une idée, me vint soudain à l'esprit. Et s'il s'agissait de l'un des dossiers vides que nous avions embarqués ? nous avions bien remarqués qu'il étaient tous numérotés ? Dans le milieu médical il est de coutume de mettre sur le dossier d'un patient son numéro d'immatriculation social et autres informations. J'allumais donc mon ordinateur et entrepris de pirater les fichiers des services secrets du pays, ce qui est bien plus rapide que de chercher dans ceux de la sécu puisqu'ils sont d'une part plus souvent actualisées et vraiment plus complets, et, je savais que tout habitant de ce pays était fiché. Je rentrais les listes de chiffres qu'il y avait sur tous les dossiers que nous avions et lançais la recherche mais n'obtins aucune réponse sur les cinquante dernières années. Il me semblais inutile d'étaler ma recherche sur une période plus longue. J'étais prêt à laisser tomber quand une idée saugrenue me traversa l'esprit et, je la mis en application sans croire en la moindre chance de réussite. J'avais, à nouveau rentré tous les chiffres et je lançais ma recherche cette fois sur le personnel médical (chacun ayant un numéro de travailleur). Quatre d'entre eux ne donnèrent rien mais, le cinquième déboucha sur la fiche d'un certain docteur Ozonouvskaia, chirurgien biologiste à la clinique Kido jusqu'à il y avait six ans. Depuis, aucune information le (ou la ce n'était pas précisé) concernant n'était répertorié. J'étais à la fois heureux de ma découverte et inquiet. Pourquoi, la fondation avait mis le dossier, vide de sur croit, de ce médecin avec les nôtres dans celle surprotégée ? Un mauvais pressentiment m'envahit et j'eus peur de poursuivre. Quelque chose me disais que la suite des évènements allait bouleverser toute notre vie, et c'était loin de me réjouir. IKKI Je me levais vers 10 h du matin et me dirigeais tout de suite vers le salon. Shun était devant son ordinateur, absorbé par ce qu'il lisait. _ " Déjà au travail ? " lui dis-je avant de l'embrasser sur le front. Ma question le sortit brusquement de sa concentration, le faisant sursauter. _ " Niisan ? tu m'a fait peur ! " _ " Désolé ! qu'est-ce que tu fais ? " _ " J'ai fait des recherches sur les dossiers vides à partir des numéros et de ce que tu m'as raconté de ta vision. " _ " Depuis quand tu travailles ? " _ " Une ou deux heures et ce que j'ai trouvé est relativement intéressant. Figures toi que l'un des dossier est celui d'un docteur Ozonouvskaia qui aurait travaillé à la clinique Kido il y a quelques années." _ " Comment t'as trouvé ça ? " lui demandais-je surpris. Shun m'expliqua alors tout ce qu'il avait fait pendant mon sommeil. " Et alors, qu'est-ce qu'on a sur ce docteur ? " _ " Malheureusement, pas grand chose. Il n'y a pas d'adresse mentionnée, pas de date de naissance, pas de prénom, on ne sait même pas si c'est une femme ou un homme. " _ " Ouai ! ça fait pas beaucoup ! …. Si je comprends bien, le numéro sur le dossier c'est son matricule. " _ " Mmm ! c'est ça ! " _ " Et les autres dossiers vides ? " _ " Rien, ils ne correspondent à rien du tout. " Je me levais pour aller me servir une tasse de café, tout en réfléchissant à la situation. Nous n'avions presque rien sur ce docteur mais son nom était déjà un début. Le mystère qui entourait ses dossiers me fit supposer que nous mettions le doigt sur une chose bien plus complexe que la simple disparition des épouses d'un homme. Quand j'avais décidé d'entreprendre cette enquête je ne m'attendais pas à ce que cela tourne de cette manière. Je pensais qu'en fouillant dans les archives de la fondation Kido je trouverais les noms de nos mères et la raison de leur mort mais là, les choses me dépassaient. En réfléchissant un peu, je me dis que tant qu'à faire autant y aller à fond et qu'importe ce que nous trouverions. _ " Bon, ça nous fait déjà une piste. " dis-je en revenant près de lui. " Ozonouvskaia c'est russe on dirait ! " _ " Oui ! Qu'est-ce que tu proposes ? " _ " Bien, je suppose qu'ils doivent avoir un dossier plus détaillé à la clinique, et on devrait aussi regarder à l'ambassade de Russie. " _ " Ils ne nous laisserons pas accéder à leurs archives. " _ " Ok ! On retourne aux bureaux de la fondation. " _ " Pourquoi faire ? " _ " A quelle heure le docteur Demin et sa secrétaire partent en pause déjeuner ? " _ " Midi trente ! " _ " Bien ! tu prendras l'apparence du docteur Demin, pour retourner dans la salle secrète. Je suppose que le matériel hyper sophistiqué qu'ils ont doit leur servir à conserver ce qui est top secret et je parie tout ce que tu veux que les archives de la clinique y sont gardés. Moi, je vais à l'ambassade de Russie voir ce que je peux trouver. " Vers 11 h j'arrivais devant l'ambassade en question. Je savais que seuls les historiens avaient accès aux archives mais seulement pour les documents vieux de plus de trente ans. Pour les archives plus récentes, il fallait avoir une dérogation du ministère de l'intérieur ; dérogation la plupart du temps accordées aux seuls membres de la famille de la personne sur qui les recherches étaient faites. Cela n'était pas réellement un problème pour moi, ayant le pouvoir de transformer tout ce que je souhaitait, j'avais changé une simple feuille de papier en un document officiel me donnant accès aux archives. J'avais aussi pris le soin de modifier ma carte d'identité. Je me présentais donc au guichet avec mes papiers. Mon interlocuteur me fit patienter quelques instants avant de m'inviter à le suivre dans une salle qui devait servir de bibliothèque. On me fit savoir que mes documents ne seraient pas disponibles avant une bonne demi heure. Je m'assis et vis l'homme se diriger vers le fond de la pièce où se trouvait celui qui devait être le conservateur. Il lui dit quelque chose à l'oreille et je vis la tête du vieil homme se rembrunir. J'eus le pressentiment, que les choses ne tourneraient pas comme je le souhaitait. Les deux hommes jetèrent des coups d'œil rapide vers moi, je fis semblant de ne pas les remarquer, puis se séparèrent. Une demi-heure après, celui que je prenais pour le conservateur vint me voir et m'annonça avec grand regret qu'ils ne possédaient aucun document sur un quelconque docteur Ozonouvskaia. Il mentait, cela se voyait clairement sur son visage. Il tremblait légèrement de la lèvre inférieure comme si le mensonge qu'il me faisait était capital pour sa vie. J'insistais encore un peu, mais il fit tout ce qu'il put pour que je reparte au plus vite. D'un air aimable, je le remerciais et me dirigeais vers la sortie. Il y avait là quelque chose de vraiment louche, la seule mention de ce docteur avait suffit à faire paniquer cet homme. Instinctivement, je ne quittais pas l'ambassade, me cachant derrière un poteau. Je ne savais pourquoi mais mon intuition me disait qu'il n'allait pas tarder à sortir, je décidais de le suivre. En effet à peine dix minutes plus tard je le vis quitter le bâtiment et courir à sa voiture. Je me mis à courir derrière lui tout en gardant une assez grande distance de sorte qu'il ne me repère pas. SHUN Comme le voulait mon frère, je m'étais rendu aux bureaux de la fondation. Je montais directement à l'étage de la direction sans me cacher, étant connu de tous ma présence ici ne choqua personne, ils avaient l'habitude que je vienne tous les jours. Je pus passer les services sans encombre, ou presque. Arrivé près de la salle en question je fus apostrophé par Demin lui même. _ " Shun ? Que faites-vous ici, mademoiselle Kido n'est pas là ! " Oups, grosse panique, comment allais-je m'en sortir ? J'avais les mains dans le dos pour cacher les documents que j'avais ramené afin de les remettre à leur place. Utilisant mes pouvoirs je fis apparaître un paquet comportant un ensemble de bureau tout en cuir de la marque Longchamp. _ " Je sais. J'ai acheté un cadeau pour saori et j'attendais qu'elle ne soit pas là pour le mettre dans son bureau. " Sur ce, je sortit ma main de mon dos et lui tendis le paquet. A ce moment, Shelly, sa secrétaire arriva. _ " Ouaaaa ! " s'exclama-t-elle. " Elle en a de la chance ! " _ " Vous croyez que ça lui plaira ? " fis-je en jouant les timides. _ " J'en suis même certaine ! Docteur, nous allons déjeuner ? " _ " Oui, oui ! " Il me dévisagea un instant puis me rendit mon paquet " fermez bien la porte en partant ! " _ " Oui monsieur ! " puis j'entrais dans le bureau de Saori. Je déposais le paquait puis attendis qu'ils soient bien partit pour ressortir et aller à la salle secrète. Je m'assurais que personne ne pouvait me voir avant de rentrer dans la pièce et de foncer à l'ordinateur. En temps normal j'étais franchement doué en informatique mais ce matériel était si futuriste qu'il me fallut quelques minutes avant de m'y habituer. Je ne disposais que d'une heur pour trouver quelque chose, avant leur retour. Le plus difficile fut de trouver les nombreux mots de passe qui jalonnaient chaque étape. Comme le supposait Ikki, les archives de la clinique y étaient bien ! Je rentrait le nom du docteur Ozonouvskaia et lançais une recherche mais cela n'abouti à rien. Je ne comprenais pas, comment se faisait-il qu'il ne connaissent rien sur ce docteur. Changeant de méthode je rentrait le numéro qu'il y avait sur le dossier. L'ordinateur chercha un moment puis une liste de fichiers apparue. Leur titulature était vraiment étrange, l'un était nommé dénucléarisation, l'autre symbiose, ou bien mutation etc… Pressé par le temps je copiais tout sur un CD. Je fermais le logiciel de recherche et m'apprêtais à éteindre l'ordinateur quand une idée saugrenue me traversa le cerveau. Je ré-enclenchais donc le programme de saisie comme mot de recherche " Ikki " cela n'aboutit à rien. Je saisis les noms de mes camarades sans rien obtenir. Pour finir, et sans réelle raison, je ne savais pas ce que je cherchais, je saisis les noms des dieux que nous avions rencontré. Athéna ne donna rien, Poséidon non plus mais Hadès renvoya un fichier. Il était nommé projet Alpha. Je tentais de l'ouvrir mais l'accès me fut refusé, il fallait un mot de passe. J'essayais tout ce qui avait trait à Saori et son grand-père mais l'accès était toujours refusé. Je rentrais mon propre prénom, toujours non, ma date de naissance, rien. De toute façon c'était stupide comme démarche, c'était des mots de passes trop simple à trouver tout ça. Non, le code d'accès devait être un mot particulier à Hadès, que peu de monde connaissait. Hypnos et Thanatos étaient refusés, ainsi que tous ses soldats. Je pensais alors à Pandore mais ça aussi ne fonctionna pas, finalement, il ne me restait plus qu'une chose et je le rentrais : " Your's ever ", me donna l'accès au document. Je ne pris même pas le temps de le lire et le copiais sur mon CD, puis ayant tout bien éteint, je partis. Quand je rentrais dans notre appartement secret, je trouvais mon frère assis sur le canapé l'air songeur. _ " Je donnerai cher pour savoir ce qui se trame là dedans ! " dis-je gaiement. _ " Déjà de retour ? " _ " Oui ! Et la pêche fut bonne. Et toi ? " _ " Pas vraiment. Ils ont semblés gênés à l'ambassade quand j'ai parlé de ce Ozonouvskaia, et ils m'ont dit qu'ils ne connaissaient pas. Pour finir, le conservateur s'est enfuit peu après mon départ. Il a été directement à l'aéroport et a pris le premier avion pour Moscou. " _ " Etrange comme réaction… Regardons ce que j'ai trouvé." |