Tome 1 : Chapitre 1


IKKI

Notre combat contre Hadès a été l'un des plus éprouvant, non seulement parce que le plus difficile mais aussi parce que c'est là où nous avons perdu le plus d'hommes. Aujourd'hui, nous savons que la Terre est sauvée pour de bon.

C'est aussi l'événement qui a causé le plus grand bouleversement dans ma vie,... disons plutôt dans ma façon de penser. Quand mon maître m'avait apprit qui était mon père, je me souvient de la rage et du profond sentiment de trahison que j'avais ressenti. Je ne pouvais admettre que le monstre responsable de mes souffrances puisse être mon père. En fait, ce qui me torturait le plus était de penser que jamais je n'avais été désiré, je n'étais que le fruit de la stratégie guerrière d'un milliardaire mégalomane. Mais, aujourd'hui qu'il nous a fallut sacrifier tant de vie, j'arrive presque à comprendre les motivations du vieux. Je ne dis pas que j'admet que l'on sacrifie ses propres enfants mais je peux à la limite le comprendre.

Cette nouvelle, si elle a répondue aux questions que je me posais sur mes origines, a cependant attiré mon attention sur une chose bien étrange. Quand j'ignorais mes liens de parenté avec les autres chevaliers, le fait que nous soyons tous orphelins ne me choquait pas. Quel meilleur choix que des enfants sans famille, en cas de mort qui nous aurait regrettés ? Mais maintenant que je nous savais tous frères, comment expliquer que nous soyons tous orphelins ? Comment expliquer que toutes les compagnes d'un même homme soient mortes ? Du jour où j'ai su la vérité cette question a occupé toutes mes pensées devenant une véritable obsession. J'y consacrait tout mon temps libre parcourant le monde entier à la recherche du moindre indice. Je ne l'avais dit à personne même pas à Shun, malgré ses incessantes questions sur ce que je faisais quand j'étais loin de lui. Maintenant que je savais tout risque de guerre éloigné pour un bon moment je pouvais m'y mettre sérieusement. Je profitais de ma période de convalescence pour faire le bilan et force était de constater, que je n'avais aboutit à absolument rien. La fondation devais bien avoir des dossiers sur chacun de nous et j'étais sur que saori savait la vérité. J'avais bien tenté de lui tirer les vers du nez à elle et Tatsumi mais ils avaient toujours joué la carte de l'ignorance. Cet entêtement à ne rien me dire me fit supposer que les choses étaient plus graves et plus compliquées que je ne le pensais. Ce qui ne fit qu'augmenter ma détermination.

Il y avait une autre cause à ma volonté de retrouver les traces de ma famille maternelle.
Depuis quelques temps Shun et moi développions des pouvoirs assez particuliers et, j'étais certains qu'ils n'avaient rien a voir avec notre statu de chevalier. Qu'est-ce qui m'en rendait si sûr ? Peut-être était-ce mon intuition ? Toujours était il que ces dons me troublaient, bien qu'ils nous rendent la vie fort agréable. Par exemple, je pouvais transformer un tube de Ketchup en mayonnaise rien qu'en le touchant, faire d'une vieille deux chevaux une Ferrari flambant neuve. Shun avait le don de faire apparaître n'importe quoi devant lui en y pensant. Un jour que nous nous promenions dans Paris (Shun a toujours adoré la France) mon frère émit le souhait de dîner dans un grand restaurant. Je lui fis remarqué que nous n'avions pas les moyens mais il insista me disant de ne pas m'inquiéter. Quand le serveur nous apporta l'addition il fit apparaître dans sa main 500 euros, c'est d'ailleurs comme ça qu'il m'informa de l'existence de ses dons. Plus le temps passait plus nos pouvoirs respectifs se diversifiaient et augmentaient en puissance. Shun était maintenant capable de contrôler tout ce qui était métallique, les déplacer, les transformer etc... Quant à moi, le simple fait de toucher une personne me permettait de tout savoir de son passé, de ses pensées et autre. Je pouvais aussi, si je le voulais, absorber son énergie vitale, m'appropriant au passage ses pouvoirs. (Dommage que je n'ai pas eut ce don avant l'Hadès !) De façon générale, l'ensemble des pouvoirs de mon frère résidait dans son mental et les miens dans mes mains. Bien que nous soyons contents de cela, j'avais besoin de savoir pourquoi nous les possédions. Je sentais que nous n'étions pas tout à fait comme les autres, il me fallait des réponses sur ce que j'étais. Je n'étais même plus sûr d'être humain. Quoi qu'il en soit, je devais en discuter avec mon frère, son aide ne pouvant que m'être précieuse.


SHUN

Niisan est persuadé que la disparition de notre mère a quelque chose à voir avec la fondation Kido. Je veux bien admettre que le fait que tous les enfants d'un même homme soient orphelins soit une chose étrange mais de là à penser qu'ils ont prémédité cela ! Mais Ikki est persuader d'avoir raison, il ne me reste plus qu'à l'aider. Depuis notre retour au Japon j'ai tissé des liens d'amitié très forts avec Saori. Elle n'est pas aussi peste et hautaine que nous le pensions. On s'est découvert des tas de points communs, par exemples nous aimons tous les deux l'arts et presque tout le temps les mêmes artistes. On ne sort pas souvent ensemble mais il nous arrive de rester des heures à discuter. J'ai quelque fois des scrupules à l'utiliser de la sorte surtout que je commence sincèrement à l'apprécier. Notre amitié, c'est Niisan qui l'a voulu. Il fallait absolument que j'obtienne toute sa confiance, j'y suis arrivé. Maintenant, elle me laisse la rejoindre dans son bureau à la fondation. J'y suis si souvent que les gardiens ne me demandent même plus mes papiers. J'ai bien pris le temps de tout observer, de sorte que maintenant je connais tout le bâtiment, les horaires de chaque employé et surtout, les codes d'accès dans certaines salles. Heureusement que niisan m'a appris à lire dans l'esprit des gens ! La seule chose qu'il me reste à savoir maintenant c'est où se trouve le centrale qui commende le système de sécurité du bâtiment. Il ne me reste plus que quelques jours pour savoir comment tout cela fonctionne avant que Saori ne parte pour la Grèce car, Ikki a décidé d'agir pendant son absence.

_ "Où tu en es ?"

La voix de niisan dans mon dos faillit m'arracher le cœur. Il a toujours eu le don de me surprendre quand je suis perdu dans mes pensées. Je me retourne vers lui, allongé sur mon lit et prends le temps d'admirer son beau visage avant de répondre. J'aime ce visage plus que tout, il a toujours été synonyme de protection, d'amour et de vie. Un petit sourire c'est dessiné aux coins de ses lèvres comme toutes les fois où nous sommes seuls et qu'il se laisse aller à la tendresse. Comme d'habitude il s'allonge à mes côtés et je plonge ma tête au creux de son cou.

_"C'est Walter F.Demin qui s'occupe de la sécurité de l'immeuble. Sa secrétaire s'appelle Shelly McGuyrd. Je pensais prendre sa place demain."
_"Comment tu comptes t'y prendre ?"

Il y a quelques jours de cela je m'était rendu compte que mes pouvoirs évoluaient, tout comme ceux de mon frère je suppose. Jusque là j'avais été capable de faire apparaître n'importe quoi rien que par la pensée et bien, ces derniers temps j'avais appris à me transformer moi même. Je gardais cela secret et voulais en faire la surprise à Ikki. Le moment était venu de lui montrer cela. Dès qu'il prononça ces derniers mots, je me suis levé et m'assit devant lui. ikki me dévisageait, se demandant certainement ce que j'avais l'intention de faire. C'est alors que ma main couvrit mon visage, une forte lumière l'entoura quelques secondes au bout des quelles je l'ôtait laissant Ikki voir la nouvelle apparence que j'avais revêtu. Ikki s'est tût pendant un long moment, je crois que ce que je venais de lui montrer lui avait littéralement coupé le souffle.


IKKI

Saori est enfin partie pour la Grèce emportant avec elle cet imbécile de Tatsumi qui ces derniers temps n'arrêtait pas de me suivre. Si j'avais été parano j'aurai pensé qu'il connaissait mes intentions. Depuis que Shun traîne dans les bureaux de la fondation nous avons découverts pas mal de chose notamment qu'il y a une salle où personne ne va en dehors de Saori. Je pense qu'elle doit contenir de nombreux secrets.

_ "L'alarme est déconnectée."

Ce disant Shun me ramenait à la réalité. Il est minuit et le bâtiment de la fondation est désert, mis à part les quelques gardiens faisant leurs rondes. Je pourrais facilement les tuer mais il faut que personne ne se rende compte de notre intrusion ici. Heureusement que j'ai Shun. Ce gamin ne cessera jamais de m'étonner avec ses aptitudes exceptionnelles en informatique, et tout ce qui sonne scientifique. Maintenant que le système d'alarme a été désactivé, nous pouvons entrer dans le bâtiment. nous avons montés les cinquante premiers étages à l'aide de l'ascenseur. Shun a bidouillé quelque chose pour que les voyants lumineux n'indiquent pas qu'il est en marche. Le cinquante et unième étage, celui des chercheurs, est vide, comme nous l'avions prévu. Devant l'ascenseur, nous nous regardons une dernière fois avant de nous séparer. Shun devait prendre le couloir de droite vers la salle des ordinateurs et moi je devais aller sur ma gauche vers la salle où seule Saori pouvait entrer. Une fois devant la porte je posais ma main sur l'écran digital chargé de reconnaître l'emprunte de la main de Saori. Si tout allai bien, shun de la salle d'informatique devait intervenir sur les logiciel de sorte que l'ordinateur confonde mon emprunte digital avec celle de Saori. Le click de la porte m'indiqua qu'il avait réussi. j'entrais discrètement et pris soin de bien fermer la porte derrière moi. Comme je le pensais, il s'agissait d'une salle d'archives, composée de nombreux casiers. Les premiers faisaient référence au passé économique et financier du Holding Kido, sans intérêt pour nous. Je fis rapidement le tour de la salle, il semblait qu'il n'y ai aucun document sur nous. J'étais un peu déçu mais une porte un peu caché dans un renfoncement attira mon attention. Je m'en approchais, elle était fermée à clef mais ma capacité à changer la structure moléculaire des chose me permis de défaire la serrure. Ce que je découvris était digne des films de Spielberg, on aurait dit une salle de commandement d'un vaisseau extraterrestre. Tous le matériel informatique qui y était rassemblé avait au moins deux cents ans d'avance avec notre époque. Je contactait donc mon frère le plus rapidement possible. La tête de Shun se décomposa quand il entra dans la pièce quelques minutes plus tard.

_ "La vache !"
_ "Tu te sens capable de faire marcher ça ?"
_ "Je vais essayer ! T'as trouvé des choses intéressantes ?"
_ "Pas encore !"

Il y avait dans cette seconde salle d'autres casiers tous fermés à double tour par un système électronique très développé.

_ "Comment je fais pour ouvrir ça ?"

Shun abandonna ce qu'il faisait pour venir m'aider. Il sortit de son sac un ordinateur portable et toute une batterie de câbles qu'il brancha entre les casiers et sa machine. Je n'ai pas tellement cherché à comprendre ce qu'il faisait mais toujours est-il qu'ils s'ouvrirent tous. Enfin, je trouvais ce que j'étais venu chercher. Des dossiers sur chacun d'entre nous. Je les pris tous. Shun derrière moi eut un petit cri de joie qui attira mon attention. Apparemment, il avait réussi à comprendre le fonctionnement des appareils et avait pu ouvrir la porte d'une autre salle encore une fois cachée. Comme les autres elle renfermait des casiers. Là encore il y en avait sur chacun d'entre nous et cinq autres qui étaient juste numérotés. je les pris quand même.


SHUN

Notre expédition s'était plutôt bien passée. ikki et moi ne sommes pas retourné au manoir, nous jugions qu'il ne valait mieux pas mettre tout ça là bas alors, depuis quelque temps mon frère louait un appartement en ville qui nous servait de Q.G.. A peine arrivés nous commencions déjà à éplucher les dossiers. Les premiers n'étaient en fait que nos bilans médicaux depuis notre entrée à l'orphelinat. Chacun de nous avait été suivi avec le plus grand soin, même le plus petit et ridicule rhume y était noté. Je souris un peu en constatant le nombre incalculable de nos passages à l'hôpital. Je laissais mon frère finir ceux là et attaquais les autres. J'avais commencé par celui de Hyoga. Le premier document rassemblait sa date et lieu de naissance, poids à la naissance, toutes ses particularités physiques tels que les grains de beauté, ces mensurations chaque années etc... Tous les moments de sa vie était scrupuleusement noté même une dispute avec l'un de ses camarades d'école lorsqu'il vivait encore avec sa mère. Il y avait d'ailleurs plusieurs photos de sa mère. Mais, ce qui attira mon attention fut un document faisant référence à la mort de sa mère. ce qu'il y avait de choquant était le fait qu'il soit daté d'un an avant la mort effective de celle-ci. Était-ce une erreur de l'auteur ? Un mauvais pressentiment m'envahit, il y avait là quelque chose de louche. Je saisi le dossier de niisan, passais négligemment les premières feuilles à la recherche de quelque chose de précis et en effet, je le trouvais. Tout comme pour Hyoga, la mort d'Esméralda y avait été noté et là aussi le document était daté d'un an avant l'événement en lui même. Il en était de même pour mon maître. J'attirais alors l'attention d'Ikki sur ce fait. Nous nous dévisageâmes longtemps avant d'oser réagir.

_ "Tu penses que ...."

je n'osais terminer ma phrase.

_ "Oui, Shun. On dirait que toute notre vie a été planifiée. On dirait...on dirait, qu'ils ont tué tous ceux qui nous étaient proches."

s'exclama mon frère tout aussi bouleversé que moi.

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Cette fiction est copyright Eberena Annie-Naïla.
Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.